Communiqué de Presse d’Eugène. N° 2 – Le 15/04/2025
Nous avons été informés par notre avocat – sans grande surprise – que le SMICVAL a refusé la médiation ordonnée par le Tribunal Administratif de Bordeaux. Cette médiation, que nous appelions de nos vœux, représentait une opportunité d’échange et d’apaisement dans un contexte de vive opposition citoyenne.
Ce refus illustre, une fois de plus, le mépris persistant du SMICVAL à l’égard des associations réunies au sein de plusieurs collectifs représentant plusieurs milliers de citoyens. Pire encore, son président nous accuse publiquement de mensonge, niant ainsi nos nombreuses sollicitations – écrites et envoyées par mail – restées sans réponse depuis trois ans.
Cette attitude n’est malheureusement que le reflet d’un entêtement dogmatique et lourd de conséquences pour notre territoire. Nous faisons face à une réforme imposée, rejetée par la majorité des habitants et de leurs élus (70 %), qui abandonne le ramassage en porte à porte au profit d’un système inadapté.
À cette réforme s’ajoute une dérive financière inquiétante :
- Une taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) supérieure d’au moins 35 % à la moyenne nationale (source : UFC-Que Choisir)
- Une hausse de 58 % en cinq ans.
- Un doublement du budget du SMICVAL pour atteindre 85 millions d’euros.
- Le tout pour des résultats plus que décevants : une baisse marginale des ordures ménagères résiduelles (-3 %) et une progression du taux d’enfouissement, entraînant une surtaxe supplémentaire.
Jusqu’où ira cette fuite en avant ?
La poche du contribuable sera-t-elle suffisamment profonde pour absorber les conséquences d’une gouvernance autoritaire et inefficace ?
Nous, associations et collectifs citoyens, restons mobilisés et appelons à une véritable prise en compte de l’intérêt général et du bon sens.
