Communiqué de Presse D’Eugène N° 7 – Le 30/06/2025
Une réforme mal pensée, imposée sans dialogue, fondée sur des chiffres invérifiables, qui déshumanise les métiers, pénalise les usagers, dégrade notre environnement, tout en creusant le déficit de confiance entre citoyens et institutions.
Une réforme imposée, inefficace et méprisante
Beaucoup d’élus ont découvert la réforme du SMICVAL… dans la presse. Ce manque total de concertation a nourri une opposition croissante, portée aujourd’hui par 93 communes et plus de 137 000 habitants engagés dans un protocole de contestation. Pourquoi ? Parce que cette réforme, vendue comme un progrès, se révèle être une régression brutale, à la fois sociale, humaine et environnementale.
Une gestion déshumanisée
Le SMICVAL ne se contente pas de réorganiser le service, il s’arroge le droit de décider qui mérite encore d’être collecté. En évaluant arbitrairement le niveau de dépendance des personnes, il distribue une collecte spécifique non pas selon les besoins réels, mais selon des critères opaques et humiliants. Ce qui devrait être un droit fondamental devient un privilège cyniquement accordé, transformant l’aide aux plus fragiles en une institutionnalisation du mépris.
Pendant ce temps, sur le terrain, les ripeurs sont invisibilisés, leur métier vidé de son sens. Fini le contact humain, les calendriers, la reconnaissance. Ils déplacent les sacs sans les ramasser, traitent les containers sans contact humain, parfois remplacés par des entreprises privées, pendant que certaines mairies ramassent elles-mêmes, à leurs frais — donc avec nos impôts. Qui pilote réellement ce service ?
Une efficacité en trompe-l’œil
Les témoignages de dysfonctionnements se multiplient. Il suffit d’ouvrir les yeux : bacs débordants, points de collecte insalubres, zones polluées, y compris en Natura 2000. Et pendant que l’on parle de “maîtrise des coûts”, les charges explosent pour les usagers, sans amélioration visible.
Le SMICVAL se dit “pionnier” ? Peut-être sur la limitation des passages en déchèterie, mais sûrement pas sur les résultats terrain. 2269 PAV déployés sans la moindre étude d’impact environnemental ? Un “tour de passe-passe” pour maquiller les chiffres : on fait disparaître les bacs pour mieux annoncer une baisse artificielle des volumes. Mais les déchets, eux, ne disparaissent pas.
Des chiffres douteux, une transparence absente
Les projections financières du SMICVAL ? Inaccessibles. Personne ne sait comment elles sont calculées. Aucun élu, aucun citoyen n’a eu accès aux données réelles. Comment peut-on justifier des décisions aussi lourdes de conséquences sans transparence ? On parle pourtant d’investissements colossaux, d’un surcoût imposé aux contribuables pour un service affaibli, et d’une gestion opaque d’un budget public.
Et pendant ce temps, Monsieur Guinaudie promet des baisses de taxe à ses soutiens. Il l’a dit clairement : “Tu me soutiens, je baisse ton taux.” Des chiffres sortis du chapeau, des favoritismes à peine voilés, et toujours aucune amélioration concrète sur le terrain.
D’autres territoires prouvent que c’est possible
Ce n’est pas une fatalité. D’autres syndicats : SMICOTOM, SITOM, SMOV, SITVD, SMCTOM, SEMOCOM, CALITOM – ont choisi de maintenir la collecte en porte-à-porte tout en atteignant de très bons résultats : moins de déchets, plus de recyclage, des coûts mieux maîtrisés. Preuve que le modèle imposé ici n’est ni le seul, ni le plus efficace.