Protocole SMICVAL non respecté : porte-à-porte, concertation, transparence

Protocole du 10 octobre 2025 non respecté : les intérêts des citoyens sacrifiés

Le collectif « Touche Pas À Mes Poubelles » dénonce le non-respect du protocole transactionnel du 10 octobre 2025 par le Président du SMICVAL, Monsieur Guinaudie. Cette prise de position répond au courrier officiel porté par le collectif des 53 maires signataires.

Un protocole transactionnel n’a de valeur que s’il est appliqué. Ici, il s’agissait d’un cadre clair, avec des engagements précis, datés, et des éléments chiffrés indispensables pour juger la réforme sur des faits.

Un protocole juridiquement contraignant, avec des engagements concrets

Ce protocole engageait le SMICVAL à trois actions majeures :

  • rétablir la collecte en porte-à-porte au 25 février 2026 ;
  • organiser, après trois mois, une concertation obligatoire avec les 53 maires ;
  • transmettre des éléments précis de comptabilité analytique (tonnages, coûts réels, ventilation par territoire et par mode de collecte).

Ces trois points vont ensemble.

Le porte-à-porte, c’est le service de proximité attendu par de nombreux habitants.
La concertation, c’est la méthode normale pour décider à l’échelle de dizaines de communes.
La comptabilité analytique, ce sont les preuves : sans chiffres détaillés, impossible de comparer, d’évaluer, et d’arbitrer honnêtement.

Depuis le 15 octobre 2025 : des obligations non tenues

Or, depuis le 15 octobre 2025 :

  • aucune réunion de concertation n’a été tenue ;
  • aucun document financier n’a été communiqué ;
  • la clause de revoyure a été ignorée.

Résultat : le protocole n’est pas respecté, et l’on demande aux habitants comme aux élus d’avancer sans transparence, sans débat structuré, et sans correction possible du dispositif.

Une gouvernance dénoncée depuis près de quatre ans

Depuis près de quatre ans, le collectif dénonce une gouvernance solitaire, sans réelle concertation. La réforme portée par la présidence du SMICVAL est aujourd’hui dans l’impasse :

  • 37 communes déployées seulement ;
  • plus de 100 maires opposés ;
  • une orientation toujours contestée.

Quand la contestation est aussi large et durable, le minimum démocratique consiste à poser des faits, publier les données, et organiser une concertation réelle. Sans cela, la fracture s’installe.

Des habitants directement pénalisés

Cette situation pénalise directement les habitants en les privant :

  • d’un service public de proximité stable ;
  • d’une transparence sur le coût réel de la gestion des déchets ;
  • d’un débat démocratique loyal.

Ce n’est pas un débat théorique. Derrière ces trois privations, il y a le quotidien : la continuité du service, la compréhension des coûts, et la confiance dans la décision publique.

Les 53 maires se réservent le droit de saisir la justice administrative

Face à ces manquements, les représentants des 53 maires se réservent le droit de saisir la justice administrative afin de faire constater :

  • le non-respect du protocole ;
  • l’irrégularité de décisions budgétaires prises sans information complète et transparente.

C’est une étape lourde de sens : quand le dialogue et la transparence ne sont pas au rendez-vous, le contrôle doit pouvoir se faire par le droit.

À l’approche des élections municipales : reprendre la main démocratiquement

À l’approche des élections municipales, il est essentiel que chaque citoyen exerce pleinement son droit de vote pour élire des équipes engagées pour :

  • le retour au porte-à-porte ;
  • la transparence financière ;
  • une gouvernance démocratique au service de l’intérêt général.

Des moyens démocratiques existent pour faire évoluer la gouvernance du SMICVAL et sa présidence. Le vote municipal, commune par commune, est un levier direct.

Conclusion : un protocole doit être respecté, des preuves doivent être publiées

Un protocole juridiquement contraignant ne se commente pas, il s’applique. Le retour au porte-à-porte, la concertation avec les 53 maires, et la transmission d’une comptabilité analytique précise ne sont pas des options.

La demande est simple : respect des engagements, transparence complète, débat loyal.

Arnaud BOBET (UDCHG), Dominique SCHUFT (AD2CG), Eugène pour le collectif « TOUCHE PAS À MES POUBELLES ».

protocole SMICVAL non respecté

Article rédigé par Christian

Passionné par l'engagement citoyen, la photographie et la transmission des savoirs, je suis actif à la fois dans le milieu associatif et professionnel. Je dirige plusieurs projets axés sur la sensibilisation, l’éducation et l’expression artistique.

4 commentaires sur « Protocole SMICVAL non respecté : porte-à-porte, concertation, transparence »

  1. Nouvelle méthode de collecte des ordures ne convient pas du tout. Les collecteurs ne sont pas pratique. De plus, cela devient des dépôts d’ordures et des trottoirs encombrés et sales. En plus pour les habitants c’est une réelle contrainte désagréable. Le retour à la collecte des poubelles est souhaitable

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    • Bonjour,
      Votre message reflète ce que beaucoup constatent : conteneurs peu pratiques, dépôts au sol, trottoirs sales et une contrainte quotidienne pour les habitants. Un point d’apport ne peut fonctionner que s’il est bien dimensionné, vidé souvent et entretenu. Sinon, ça devient une mini-décharge. Le retour au porte-à-porte (ou au minimum un système mixte) paraît aujourd’hui la solution la plus simple et la plus propre.

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  2. Merci pour votre action.
    Ci dessous ce que je viens d’écrire au SMICVAL en réponse à son dernier mail intitulé « pour votre information » :
    « Alors le SMICVAL se félicite de faire de notre territoire un exemple de durabilité ! Durabilité dans la saleté, et le mécontentement de beaucoup d’usagers dont je fais partie ?
    Nulle part je ne vois le SMICVAL évoquer les nombreux problèmes résultant de la disparition du service de collecte en porte-à-porte : ils n’ont pas été anticipés et ne donnent pas lieu à félicitations, bien au contraire !
    Entre autres nuisances dues à cette disparition, ce qui m’irrite beaucoup, c’est la contrainte de prendre ma voiture pour transporter mes déchets vers ces affreuses bornes d’ « apport collectif », que d’ailleurs vous n’osez plus appeler « volontaire » ; souvent au milieu de dépotoirs, elles sont sales, débordent de saletés… et pour couronner le tout, quelle colère les fois où à l’ouverture de la trape pour les restes alimentaires je suis aspergée en pleine figure par la condensation accumulée dans la borne ».

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    • Merci pour votre message et pour avoir pris le temps de partager votre témoignage. Votre retour illustre très concrètement les difficultés rencontrées sur le terrain par de nombreux habitants depuis la suppression de la collecte en porte-à-porte. Ces situations doivent être entendues et prises en compte. Merci également d’avoir écrit directement au SMICVAL.

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