Municipales 2026 en Haute Gironde

Municipales 2026 en Haute Gironde : en votant pour votre maire, vous choisissez aussi le sort de vos déchets… pour 6 ou 7 ans

Municipales 2026 : votre vote décidera aussi du sort de vos poubelles

  • En mars 2026, en choisissant votre maire, vous désignerez aussi celles et ceux qui fixeront les règles, la collecte et les tarifs de vos déchets au sein de la communauté de communes et du SMICVAL.
  • Après la réforme NéoSmicval, le collectif Touche pas à mes poubelles mène un droit d’inventaire citoyen, indépendant de toute liste, pour éclairer les décisions passées et leurs conséquences.
  • Objectif : donner à chaque habitant des questions précises à poser aux candidats et les moyens d’exiger des engagements écrits sur la gestion des déchets et la transparence des décisions.

Les dernières élections municipales ont eu lieu en 2020, en pleine crise sanitaire. Depuis, notre territoire a vu se déployer une réforme majeure de la collecte des déchets, sous la bannière « NéoSmicval« , avec un basculement entre 2023 et 2025 du ramassage en porte-à-porte vers des points d’apport collectif.

En mars 2026, nous allons de nouveau voter. Ce scrutin ne décidera pas seulement du nom du maire dans chaque commune. En choisissant une liste municipale, les habitants désigneront aussi les conseillers communautaires qui siègeront dans les communautés de communes de Haute Gironde – Blaye, Estuaire, Grand Cubzaguais, Latitude Nord Gironde, Libournais, ,Grand Saint Emilionnais , Fronsadais et communauté de communes Isle Double Landais.

Autrement dit, en votant pour un maire, vous choisirez aussi celles et ceux qui auront entre leurs mains la gestion de vos déchets pour tout le prochain mandat.

 2026 : ce qui se joue vraiment dans l’isoloir

Sur les affiches, dans les articles de presse, les premier(e)s candidat(e)s se présentent comme « têtes de liste » pour leur commune. Ils parlent de voirie, d’écoles, de commerces, de vie associative. Mais presque jamais d’intercommunalité. Et encore moins de la compétence déchets.

Pourtant, la réalité est simple :

  • sur chaque liste municipale figurent des candidats « fléchés » pour les communautés de communes,
  • une fois élus maires ou adjoints, ces mêmes élus deviennent automatiquement conseillers communautaires, parfois vice-présidents,
  • ensemble, ils portent collectivement la responsabilité des politiques intercommunales, notamment en matière de gestion des déchets.

Si nous restons passifs, que se passera-t-il ? Nous donnerons, une nouvelle fois, un blanc-seing à des personnes qui n’auront pris aucun engagement public, précis et vérifiable sur ce sujet pourtant explosif, alors même que NéoSmicval a déjà profondément modifié la vie quotidienne de dizaines de milliers d’habitants depuis 2023.

Alors, sur quoi reposera leur « légitimité à décider » qu’ils revendiquent si volontiers aujourd’hui, lorsqu’il faudra voter des choix lourds de conséquences pour les habitants et pour le service public des déchets… potentiellement jusqu’en 2033 ?

Quand on se tait avant, on paye après

Le constat est désormais bien connu : la gestion des déchets est en crise. Ce n’est pas une accusation gratuite, c’est ce que montrent les tensions, les mobilisations locales et les aveux mêmes des responsables lors de réunions publiques récentes.

Nous refusons que, lors du prochain mandat, le même scénario se rejoue que celui qui s’est écrit avec la réforme NéoSmicval :

  • des décisions prises sans débat public réel en amont,
  • des études à dizaines de milliers d’euros pour « découvrir » ce que les habitants subissent déjà au quotidien,
  • des factures qui explosent,
  • des réformes imposées, mal expliquées, mal acceptées,
  • des élus qui déclarent, la main sur le cœur, qu’ils n’avaient « pas vu venir » la gravité de la situation.

Pour reprendre Victor Hugo, c’est « par les ténèbres qu’on perd le peuple ». Une gestion des déchets opaque produit, elle aussi, méfiance, tensions et rupture de confiance.

Cette fois, nous ne pouvons plus entendre : « Nous ne savions pas. » Tout se joue avant les élections et durant le mandat. Et si le mandat dure finalement sept ans, l’erreur de 2026 pèsera jusqu’en 2033.

Un droit d’inventaire citoyen imprescriptible

Face à cette situation, nous affirmons une évidence démocratique : les habitants ont un droit d’inventaire citoyen imprescriptible.

C’est ce travail que mène aujourd’hui le collectif Touche pas à mes poubelles. Nous avons décidé de transformer la colère, les incompréhensions et les témoignages en un outil utile pour tous :

Notre objectif est simple :

  • reconstruire les faits depuis les municipales de 2020 et la montée en puissance de NéoSmicval,
  • expliquer les choix qui ont été faits et leurs conséquences concrètes sur le terrain,
  • rendre compréhensible ce qui a été volontairement compliqué,
  • donner aux habitants des arguments précis pour interroger ceux qui veulent gouverner en leur nom pour le prochain mandat.

Dans un contexte d’omerta et de communication officielle très maîtrisée, ce travail de synthèse sera rendu public par le collectif Touche pas à mes poubelles, afin que personne ne puisse dire, demain, qu’il « ne savait pas.

Municipales 2026 en Haute Gironde

Nous ne sommes candidats à rien, mais nous serons exigeants avec tous

Nous ne sommes candidats à rien. Nous ne soutenons aucune liste, aucun parti, aucune étiquette.

Notre objet est clair et assumé : la gestion des déchets en Haute Gironde, au sein des communautés de communes de Blaye, de l’Estuaire, du Grand Cubzaguais, de Latitude Nord Gironde, du Grand Saint Emilionnais, du Fronsadais et de la communauté de communes Isle Double Landais.. C’est notre combat singulier.

Ce que nous attendons des candidats est tout aussi clair :

  • qu’ils sortent du silence sur le rôle des communautés de communes,
  • qu’ils écrivent noir sur blanc leurs intentions en matière de gestion des déchets pour tout le prochain mandat,
  • qu’ils acceptent de répondre à des questions précises sur les choix passés (NéoSmicval) et futurs,
  • qu’ils s’engagent sur des principes de transparence, de contrôle et de respect des habitants.

Le collectif Touche pas à mes poubelles mettra à disposition le fruit d’années de veille, d’alerte et de mobilisation citoyenne. À chacun ensuite de s’en saisir dans sa propre commune, auprès des candidats qui se déclarent déjà.

Nous interrogerons tous les prétendants aux responsabilités, sans exclusive, sur la base de ce travail. Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. Ils ne pourront pas dire qu’on ne leur avait pas posé les questions.

Ce que vous pouvez faire, dès maintenant

Nous ne gagnerons pas cette bataille sur les déchets uniquement dans les salles des conseils municipaux et communautaires. Elle se jouera aussi dans les réunions publiques, sur les marchés, sur les réseaux sociaux, dans les boîtes aux lettres et dans les conversations entre voisins.

Voici ce que chaque habitant peut faire, concrètement :

  • prendre connaissance du document produit par le collectif Touche pas à mes poubelles dès sa mise à disposition,
  • le partager autour de soi, en version papier ou numérique,
  • demander systématiquement aux candidats, dans chaque commune :
    • « Que proposez-vous concrètement pour la gestion des déchets au niveau de notre communauté de communes ? »
    • « Comment garantirez-vous la transparence des décisions et des coûts, après l’épisode NéoSmicval ? »
    • « Que comptez-vous faire, très concrètement, si votre mandat va jusqu’en 2033 ? »
  • refuser les réponses vagues, les promesses creuses, les renvois de responsabilité,
  • exiger des engagements précis, datés, évaluables.

Notre rôle, en tant que collectif, est de fournir un outil solide et documenté. Le vôtre est de vous en servir pour ne plus laisser décider à votre place.

Conclusion : 2026, l’année où l’on arrête de subir

En mars 2026, en glissant un bulletin dans l’urne pour votre maire, vous choisirez aussi celles et ceux qui piloteront la politique déchets de tout un territoire, à travers les communautés de communes de Blaye, Estuaire, Grand Cubzaguais, Latitude Nord Gironde, Libournais, ,Grand Saint Emilionnais , Fronsadais et communauté de communes Isle Double Landais, pour six ans… et peut-être sept.

La question n’est donc plus : « Qu’est-ce que l’intercommunalité va décider pour nous ? » La question devient : « Allons-nous enfin décider, nous, de ce que nous acceptons ou refusons pour le service public des déchets, pour tout le prochain mandat ? »

Nous refusons que, dans quelques années, les élus expliquent une nouvelle fois qu’ils ont découvert trop tard « qu’il y avait un problème », comme avec NéoSmicval. Nous refusons de rejouer la même pièce, avec les mêmes méthodes, les mêmes non-dits et les mêmes conséquences.

Tout se joue avant les élections et pendant le mandat. Si celui-ci est prolongé, nos choix – ou notre absence de choix – pèseront jusqu’en 2033. À vous, désormais, de vous emparer de ce droit d’inventaire. Au collectif Touche pas à mes poubelles de continuer à documenter, alerter et interpeller. Aux candidats, enfin, de prouver par les faits qu’ils méritent réellement la confiance qu’ils demandent.

Article rédigé par Christian

Passionné par l'engagement citoyen, la photographie et la transmission des savoirs, je suis actif à la fois dans le milieu associatif et professionnel. Je dirige plusieurs projets axés sur la sensibilisation, l’éducation et l’expression artistique.

4 commentaires sur « Municipales 2026 en Haute Gironde »

  1. Moi je veux que les éboueurs revienne quand je vais au comtemaire elke sont déjà pleines je suis obligé de retourner à la maison avec ma poubelle pour pas les laisser par terre a cause des animaux ce n’es pas normal du tout que des personnes laisse leur poubelles devant les contenaire c’est dégueulasse et vraiment pas propre je les ai ramasser et n
    Mit dedans avant de refermer

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    • Bonjour,
      je suis d’accord : laisser des sacs au pied des conteneurs, ce n’est pas normal et ce n’est pas propre.

      Mais sans excuser, je comprends pourquoi certains finissent par le faire : vous pouvez faire plusieurs points d’apport et tout est déjà plein. Souvent, le conteneur est sur le trajet maison-travail : si vous tombez sur un site saturé, vous n’avez pas envie de garder le sac toute la journée dans la voiture (odeurs, hygiène, sécurité), le dépôt peut être trop loin pour les personnes âgées ou à mobilité réduite…

      Et c’est bien ça le problème : ce type de situation était inexistante avec le porte à porte. Une propreté globalement plus facile à maintenir puisque nous possédions les bacs.

      Répondre
  2. Bonjour
    Il serait intéressant que tu envoie un questionnaire à chaque liste de candidats en leur demandant quel est leur position par rapport à l’arrêt du ramassage des poubelles au porte à porte,
    Quels sont leurs objectifs ?
    De rendre publique les réponses
    Une autre idée
    De mettre une affichette sur les conteneurs d’ordure
    « A cause de mon Maire je suis obligé rapporter les déchets ici , contrairement à d’autres communes qui ont refusées cette décision »
    Ou un message similaire avec un ton plus humouristique
    «  »Autres communes: ramassage conservé. Ici : balade hebdomadaire obligatoire. Merci Madame le Maire »
     » Service suspendu, taxe maintenue. Au moins, quelque chose continue à passer chez nous! »
    J’en ai d’autres à disposition.
    À bientôt ! Bon courage
    Christian 06 62 61 62 84

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    • Merci pour vos idées.

      Les affichettes sur les conteneurs : l’idée peut marquer les esprits, mais il faut être prudent sur la forme… et sur le support. Les conteneurs appartiennent au SMICVAL : toute affichette collée, scotchée ou fixée (colle, adhésif, serre-câble) peut être assimilée à une dégradation ou, à minima, à un affichage non autorisé. On se tirerait une balle dans le pied. Le plus solide : rester factuel, sans attaque personnelle, et éviter toute formulation qui vise une personne (« Madame le Maire ») ou qui affirme une responsabilité directe sans preuve.

      Le questionnaire aux candidats : oui, c’est une bonne approche. Le point bloquant, c’est que les listes définitives sont publiées par la préfecture le 28 février 2026. Avant cette date, on risque d’oublier des candidats ou de travailler sur des informations incomplètes. Dès que la liste officielle est connue, on pourrait envoyer un questionnaire identique à chaque liste, puis publier les réponses (ou l’absence de réponse) de façon transparente. L’idée est à creuser.

      Sur votre dernier point : vous avez raison, certains affichent une position par conviction, d’autres peuvent surfer sur l’opportunité. C’est justement l’intérêt du questionnaire public : obtenir une position écrite, datée, comparable, et engageante.

      En attendant, nous restons disponibles pour tout candidat réellement convaincu par le retour du porte à porte : présence en réunion publique, éléments factuels, retours terrain, questions-réponses. Le plus simple est de passer par le formulaire de contact du site ou par le groupe Facebook UDGHC pour organiser cela proprement.

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